Macrocosmic macrophotographies

La nature de plus près
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Dimanche 16 octobre 2005
Toujours en quête d'élargir mon champ de vision, j'ai testé une technique utilisée en photo reflex pour obtenir de forts grossissements ; l'objectif inversé. Mon père m'a pr^été pour l'occasion un objectif de reflex argentique, Olympus Zuiko 50mm, très lumineux (F1,4), au filetage de 52 mm. A l'aide de bagues de récupération, j'ai réussi à fixer cet objectif monté à l'envers, sur un adaptateur fixé sur le nez de mon appareil. Voici le résultat avant fixation sur l'appareil (de la droite vers la gauche : adaptateur 52mm + bagues + objectif à l'envers)
 
Le montage alourdit un peu l'appareil, il faut donc bien le tenir lors de la prise de vues
L'obectif inversé est réglé à ouverture maximale (F1,4) et la mise au point réglée sur l'infini, comme l'appareil. Ce dernier est réglé en priorité ouverture (mode A) à F8, en mode autofocus ou manuel ordinaire (plus de super macro). La distance de mise au point est d'environ 3 à 5 cm, mais les bords de l'image sont floutés et plus sombre (effets de vignettage). Il convient donc de bien recadrer pour ne garder que la partie centrale, bien définie. Le grossissemnt obtenu est de presque trois fois celui de la super macro. Dans mon cas, le champ photographié est de 17 mm sur 13 mm,  proche du rapport 1:2.
Voici quelques résultats obtenus avec cette technique intéressante.
 
 
 

Ces mystérieux motifs sont les circuits d'une puce électronique (processeur Pentium) du même genre que celle qui équipe et fait fonctionner vos ordinateurs. Là voici en taille "normale", après ouverture du capot :
 
Enfin, quelques essais sur le monde vivant, c'est la première fois que j'ai pu obtenir les facettes d'un oeil de tipule aussi nettes.
 
 
 
 
Les conditions d'éclairement sont assez critiques, et conditionnent la netteté finale.
Pour tester les performances macro de votre appareil, prenez une photo d'une règle graduée avec le maximum de grossissement possible (mode super macro par exemple). Plus le champ mesuré sur la photo est petit, plus votre appareil est performant en grossissement.
Le grossissement de référence est 1 :1 , ce qui signifie qu'un objet de 5 mm aura 5 mm également sur le capteur de l'appareil. Un grossissement de 1 : 2, signifie qu'un objet de 10 mm ne mesurera que 5 mm sur le capteur. Le mode super macro de nombreux compacts et bridges numériques n'est que de l'ordre 1 : 4 (un objet de 4 mm ne mesure que 1 mm sur la  capteur).  Il faut connaître les dimsnesions de son capteur pour calculer alors le rapport de grossissement.
La technique de l'obectif inversé me permet d'obtenir de rapport 1 : 2, et si mon zoom était plus puissant ( X7 au lieu de x4), je pourrais avoir le rapport 1 : 1 .En effet, le grossissement est égal à la focale de l'appareil que divise la focale de l'obectif inversé (utilisez la focale réelle, pas celle en équivalence 35 mm).
n'hésitez pas à me poser de squestions si ce sujet vous interpelle, fournissez moi me modèle de votre appareil et je vous indiquerai ses possibilités en macro, ainsi que l'existence d'adaptateurs appropriés.

Lundi 6 juin 2005

La macrophoto est soumise à un certain nombre de contraintes, et amène à des compromis qui font que, pour les débutants comme moi, plusieurs dizaines de clichés sont nécessaires pour un seul réussi ! Voici quelques considérations dont l'observation permettra d'avoir des clichés intéressants.

La macrophoto se fait de manière rapprochée du sujet (moins de 5 cm en "super macro", à une quinzaine de contimètres en "macro normalle"). Les problèmes posés par la proximité du sujet sont les suivants :

L'appareil provoque fréquemment une ombre sur le sujet, donc une perte de lumière qu'il faut compenser par des temps de pose plus longs, par l'usage d'un flash, par une augmentation de la sensibilité ISO, où par une ouverture F plus petite.

Or, la diminution de l'ouverture F (inférieure à F8 pour les numériques) réduit la profondeur de mise au point, et un flou apparaît à quelques millimètres de la zone de mise au point. Je prends pratiquement toutes mes photos à ouverture maximale F8, l'appareil étant réglé en mode A (priorité à l'ouvertture).

L'augmentation de la sensibilité ISO consiste en une amplification des signaux issus du capteur CCD et amène un bruit de fond perceptible si on grossit un peu l'image. Sur la plupart des appareils numériques, la sensibilité de base (sans amplification supplémentaire) est entre 50 et 100 ISO. A partir de 200 ISO, ce bruit de fond devient très gênant, notemment sur les photos très précises, comme les macro photos, on perds un grand nombre de détails intéressants. Dans mon cas, je garde systématiquement la sensibilité à 50 ISO pour ne pas dénaturer l'image brute du capteur. Il existe des fonctions de réduction de bruit, qui se révèleent plus où moins efficaces. Il faut noter que ce bruit de fond est bien moins gênant sur les reflex numériques, que l'on peut pousser à 400 ou 600 ISO, grâce à la grande dimension de leur capteur (capteur plus grand, donc plus de lumière).. il faut donc éviter de faire des macrophotos en mode Auto, car l'appareil modifie le réglage ISO en fonction de la lumière ambiante !

Donc, que reste il ? eh bien le plus important, c'est à dire la lumière.N'oublions jamais qu'une photo n'est qu'une représentation de la lumière qui nous parvient du sujet. Avec une ouverture F8 et une sensibilité de 50 ISO, si le sujet est assez bien éclairé (de préférence au soleil le matin ou en fin d'après midi), une vitesse d'exposition de 1/125e persmettra de bonnes photos à main levée. En dessous, un trépied est incoutournable sinon le flou est garanti ! Il faut se rappeelr également quer plus on grossit le sujet, plus les mouvements sont démultipliés, comme avec un téléobjectif. Donc, au 1/60e ou 1/30 de seconde, le simple fait d'appuyer sur le déclencheur provoque un "bougé" perceptible et un cliché inutilisable. J'utilise une télécommande à fil reliée sur le port Usb de l'appareil photo, et qui permet de régler le zoom ainsi que le déclenchement de la photo. Le trépied est alors nécessaire pour réduire els mouvements de l'appareil. La situation idéale en cas de faible lumière c'est un retaradteur ou une télécommande, un trépied, mais là, il faut un sujet pratiquement immobile lors de la prise de vue. Par pitié, évitez le chloroforme ou l'éther, sinon je porte plainte à la SPI ! attendez plustôt un rayon de soleil, bien orienté.

Le flash est très délicat à utiliser en macrophoto, car la proximité de l'éclair brûle les couleurs, effraie le sujet, et dégrade les couleurs naturelles. Je suis en train de bricoler une lampe de 5 watt à base de diodes LED blanches, qui sera fixée sur une flexible sur la griffe flash. les nouvelels générations de leds blanches sont très puissantes, et couvrent le spectre solaire pour certains modèles, ce qui garantit une bonne restitution des couleurs.

Donc, autant que possible, j'évite l'emploi du flash, sauf parfois en réglant sa puissance au minimum. Essayez un mùaximum de "jouer" avec le soleil, selon sa position. J'ai remarqué que le soleil en milieu de journée a tendance à "blanchir" les couleurs. Comme pour le flash, les reflets sont toujours gênants. J'ai également utilisé un petit réflecteur maison (papier d'alu sur un carton) pour renvoyer un peu de lumière vers le sujet.

Conclusion (partielle) : Pensez toujours LUMIERE avant de prendre une photo, j'espère que ces petits conseils (issus de mon expérience personnelle) aideront ceux qui ne savent pas très bien comment régler leur appareil. N'hésitez pas à m'en parler ici, j'ai de toute façon beaucoup à apprendre sur le sujet !

A vos appareils, merci de m'avoir lu jusqu'au bout !

 

 

 
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