En cette nuit du 24 décembre, je m'éveillai le coeur battant à tout rompre, en proie à une forte émotion. Mon regard fut attiré irrésistiblement par de vagues lueurs qui tremblotaient au delà des vitres gondolées de ma fenêtre. Intrigué, je me levai et posai mon nez sur le verre glacé. Ce dernier s'embruma rapidement, tandis qu'une vapeur éthérée s'échappait de mes lèvres transies. Ce contact avec le froid extérieur ralentit un moment les battements de tambour qui percutaient violemment dans ma poitrine.
Réprimant des craintes sans fondement, j'enfilai ma pelisse thermogène en simili poils de grenouille qui m'avait été offerte après l'application du décret Bardot de 2037. Ces charmants amphibiens étaient en effet en voie d'extinction, menacés par une variété mutante de crapauds asiatiques géants et cannibales. J'enfilai également mes bottes de Sept Lieues que j'avais piqué à un ogre de passage, on ne sait jamais, les campagnes ne sont pas sûres, même si Zarkos, le nouveau Dictateur du pays, a instauré des milices privées locales sans peur et sans reproches, en dehors de quelques bavures promptement essuyées.
L'infâme Zarkos avait pris le pouvoir à la suite d'un coup d'état, exilant Ses-Grosses-Laines, première femme Présidente de l'histoire du pays, dans un obscur musée archéologique désaffecté du Poitou-Charentes, l'AnticoScope je crois...
Il y a maintenant des décennies que j'attendais ce moment, après maintes occasions ratées, nombreuses déceptions, et canulars incalculables, sans compter les expériences secrètes de l'Hexagone, équivalent français du Pentagone américain. Ce moment, qui allait enfin donner un sens à mon existence, c'était la remcontre avec des êtres venus d'ailleurs, certains parlent du Troisième Type, mais je n'ai jamais compris quels étaient les deux premiers.
Depuis que je suis né, je sais qu'il existe d'autres intelligences dans l'univers. je n'ai pas besoin de preuves, je le sais, c'est tout. C'est une sorte de foi, inébranlable, qui me tiendra toute ma vie dans l'expectative de la Rencontre Suprême. Curieusement, je ressentais leur appel une fois l'an, le 24 décembre précisément, un jour ma foi tellement ordinaire, aussi froid et gris que les autres, surtout depuis l'arrivée de la Grande Glaciation de 2019, la Gégé comme on dit chez nous. Une sorte d'hiver éternel s'était abattu sur le monde, les partisants du Réchauffement Climatique s'étaient bien fait avoir ! Les systèmes de transmission et de télécommunication avaient gelés, donc plus d'Internet, plus de téléphone, plus de télé, plus de blogs ... L'enfer, quoi, mais sans la chaleur.
Comme une grande partie de la population avait gelé, il ne restait que quelques survivants isolés, dont j'étais, et qui survivait tant bien que mal dans une vieille cabane au fond d'un encore plus vieux jardin. J'avais isolé les parois avec les nombreux livres que j'avais lus et relus.
Pour passer le temps, j'écoutais en boucle les chansons de Barrueco sur un antique lecteur MP7 alimenté par un convertisseur qui transformait le froid en électricité, dernier éclair de génie de la décennie. Je ne sortais que pour décongeler quelques légumes, au moins, dehors, la nourriture se conservait longtemps. Vous voici donc dans le contexte de ma nouvelle aventure.
Nouvelle, oui, car il y en a eu d'autres, je vous les raconterai une autre fois. Pour vous convaincre de la véracité de cette rencontre, j'ai réalisé quelques clichés avec mon appareil photo CanoNikOlympuSony (256 mégapixels, objectif 10mm-2500mm, carte mémoire holographique de 16 Téra octets).
Voici donc en exclusivité MacroCosmic le résumé illustré de ce premier contact avec des entités extra terrestres.
Réprimant des craintes sans fondement, j'enfilai ma pelisse thermogène en simili poils de grenouille qui m'avait été offerte après l'application du décret Bardot de 2037. Ces charmants amphibiens étaient en effet en voie d'extinction, menacés par une variété mutante de crapauds asiatiques géants et cannibales. J'enfilai également mes bottes de Sept Lieues que j'avais piqué à un ogre de passage, on ne sait jamais, les campagnes ne sont pas sûres, même si Zarkos, le nouveau Dictateur du pays, a instauré des milices privées locales sans peur et sans reproches, en dehors de quelques bavures promptement essuyées.
L'infâme Zarkos avait pris le pouvoir à la suite d'un coup d'état, exilant Ses-Grosses-Laines, première femme Présidente de l'histoire du pays, dans un obscur musée archéologique désaffecté du Poitou-Charentes, l'AnticoScope je crois...
Il y a maintenant des décennies que j'attendais ce moment, après maintes occasions ratées, nombreuses déceptions, et canulars incalculables, sans compter les expériences secrètes de l'Hexagone, équivalent français du Pentagone américain. Ce moment, qui allait enfin donner un sens à mon existence, c'était la remcontre avec des êtres venus d'ailleurs, certains parlent du Troisième Type, mais je n'ai jamais compris quels étaient les deux premiers.
Depuis que je suis né, je sais qu'il existe d'autres intelligences dans l'univers. je n'ai pas besoin de preuves, je le sais, c'est tout. C'est une sorte de foi, inébranlable, qui me tiendra toute ma vie dans l'expectative de la Rencontre Suprême. Curieusement, je ressentais leur appel une fois l'an, le 24 décembre précisément, un jour ma foi tellement ordinaire, aussi froid et gris que les autres, surtout depuis l'arrivée de la Grande Glaciation de 2019, la Gégé comme on dit chez nous. Une sorte d'hiver éternel s'était abattu sur le monde, les partisants du Réchauffement Climatique s'étaient bien fait avoir ! Les systèmes de transmission et de télécommunication avaient gelés, donc plus d'Internet, plus de téléphone, plus de télé, plus de blogs ... L'enfer, quoi, mais sans la chaleur.
Comme une grande partie de la population avait gelé, il ne restait que quelques survivants isolés, dont j'étais, et qui survivait tant bien que mal dans une vieille cabane au fond d'un encore plus vieux jardin. J'avais isolé les parois avec les nombreux livres que j'avais lus et relus.
Pour passer le temps, j'écoutais en boucle les chansons de Barrueco sur un antique lecteur MP7 alimenté par un convertisseur qui transformait le froid en électricité, dernier éclair de génie de la décennie. Je ne sortais que pour décongeler quelques légumes, au moins, dehors, la nourriture se conservait longtemps. Vous voici donc dans le contexte de ma nouvelle aventure.
Nouvelle, oui, car il y en a eu d'autres, je vous les raconterai une autre fois. Pour vous convaincre de la véracité de cette rencontre, j'ai réalisé quelques clichés avec mon appareil photo CanoNikOlympuSony (256 mégapixels, objectif 10mm-2500mm, carte mémoire holographique de 16 Téra octets).
Voici donc en exclusivité MacroCosmic le résumé illustré de ce premier contact avec des entités extra terrestres.
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Tout a commencé lorsque je suis sorti dans mon jardin, frissonnant et bien emmitouflé. Dans le ciel se tortillaient de drôles de petits serpents lumineux et multicolores. Ils se rapprochaient à toute allure en gigotant comme dans les films d'Indiana Jones. Ils se pliaient et se dépliaient en sifflant et en déformant l'espace temps autour d'eux. Ils devaient bien mesurer quelques kilomètres de long.
Je n'avais jamais entendu parler d'OVNIS (Objet Virtuel de Nature Inconnue et Silencieux) de cette nature, malgré mes nombreuses lectures sur le sujet. D'où venait ce vaisseau vermisseau géant ? d'Orion ? de Bételgeuse ? Aucune indication extérieure ne pouvait m'informer sur son origine. |
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Soudain un gros coup de tonnerre ébranla les cieux ténébreux. Une étoile filante illumina le firmament nocturne, avec, accroché à sa queue étincelante, le drapeau des extra terrestres ! Ils avaient vraiment fait très fort. Quelle technologie de pointe pour obtenir un résultat si spectaculaire.
Ce devait être une civilisation fort ancienne et en avance de plusieurs millénaires sur la nôtre. Je restais immobile, fasciné et hypnotisé par ce spectacle majestueux. |
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Un grand silence se fit ensuite. Le vaisseau Père ou Mère (je n'en sais fichtre rien du tout) se figea. Inquiet, je me cachai derrière une bonne femme de neige (on en voyait de plus en plus depuis la Loi Beauvoir-Junior de 2022 sur la Parité).
Je vis alors une multitude de petits êtres lumineux, descendre du ciel, sur d'étranges véhicules, d'autres sur des échelles anti-gravité et de curieux parachutes. C'était une véritable invasion, digne de celle décrite par Orson Welles ! |
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Les Extra Terrestres se répandirent par myriades dans les environs. Ils illuminaient de leur présence irréelle toutes les maisons encore existantes. Ils restaient en suspension sur les toits, le long des fenêtres, et brillaient de tous les feux de leur corps de lumière.
Accaparé par ce spectacle unique en son genre, je n'avais même pas vu que certains de ces personnages avaient pris possession de mon humble demeure. Une voix caverneuse, comme venue de très loin, me fit sursauter : - "JOYEUX NOEL" Quel langage étonnant, ces syllabes chantantes étaient un délice à écouter. Il n'y avait que Barrueco pour les égaler ! je me retournai et à ma grande stupéfaction, je compris que j'étais face à un être venu des profondeurs de l'espace. je ne savais quoi lui dire, sa langue m'était parfaitement inconnue. J'esquissai alors un geste générique, levant ma main droite, comme pour dire "je le jure", dans l'espoir qu'il interprétasse cette posture comme un signe de paix universel. L'être me regarda alors d'un air impossible à interpréter et resta ainsi, ses yeux dans les miens. Dans un éclair de lucidité, je prononçai à mon tour, avec une certaine maladresse, la phrase que j'avais entendue : - "NOYEUX JOEL" L'être se teinta alors d'une couleur verdâtre plutôt inquiétante. De toute évidence, son attitude troublée me montrait que j'avais du me tromper quelque part. |
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Je bredouillai alors : - "JOYEUX NOEL" L'être venu du cosmos esquissa alors comme des petits pas de danse, et sauta en l'air plusieurs fois de suite en répétant cette phrase, dont je ne comprenais toujours pas le sens.
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Ce premier contact visuel, physique et auditif m'avais laissé dans un état d'excitation grandiose; tous mes rêves d'enfant s'exauçaient enfin, j'étais en contact on ne peut plus direct avec des entités ET ! Je me demandais alors à quoi pouvait ressembler leur écriture, si toutefois ils utilisaient un moyen de communication aussi désuet et primitif.
Ils devaient être télépathes, car ils marchaient sur des jambes, comme nous, et avaient le pouvoir de lire dans mes pensées. D'un claquement de doigts, ils firent apparaître de jolis pictogrammes colorés, et, me les montrant du doigt (ils n'avaient en effet qu'un seul doigt, c'est bien suffisant quand on y pense), ils répétèrent cette phrase qui avait démarré notre premier contact : - "JOYEUX NOEL" A mon tour, je lisais un à un les symboles lumineux, et sentis alors une profonde sérénité envahir tout mon être. |
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Ils me prirent alors par la main, et me conduisirent dans un petit local tout neuf, non fumeur, qu'ils destinaient aux réunions. Ils me désignèrent d'office Ambassadeur Pénipotentiaire de la Terre, ou APT pour faire plus court.
Les ET avaient pris possession de notre planète. Ils entreprendraient prochainement le rétablissement d'un climat propice à la renaissance de la civilisation. je serai le futur Président du Monde Unifié ou PMU pour faire plus court. En contrepartie, chaque année, les hommes devraient célébrer l'arrivée des ET, le 24 décembre au soir, pour ne jamais oublier les bienfaits dont ils nous avaient comblé. La Chine fut désignée d'office pour produire nombre de produits dérivés qui inonderaient les grandes surfaces et les toitures des maisons. Les droits télévisés furent accordés exclusivement à la chaîne TF1-Monde pour retransmettre les festivités. Internet fut remis en service, et Over-Blog devient le Blog des Blog une fois pour toutes. Barrueco devint le chantre des êtres de lumière, et ses tubes eurent un succès planétaire : "Petit Papa Noël", "Mon beau Sapin" (le sapin avait disparu suite à des manipulations OGM qui avaient mal tourné), ont été disques de diamant en 2028. Une fois tous ces détails réglés, les ET repartirent chez eux, et le monde continua de tourner... |
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J'ai enfin achevé l'écriture de ce témoignage, hors du commun, vous en conviendrez bien volontiers ! Je vais en confier le texte à FireFox, mon fidèle renard voyageur. Pour suivre l'exemple du Père Noël, il ira de maison en maison vous en déposer une copie, vous aurez même un peu de place pour y mettre vos commentaires, que je lirai lorsqu'il reviendra. Je ne manquerai pas d'y répondre, vous êtes des Terrestres Extra !
Je vous remercie de votre fidélité et de votre intérêt
pour mes articles.
Je vous souhaite un bonne fin d'annéepour mes articles.
et mes meilleurs voeux de santé et de bonheur
pour l'année 2007
Amitiés à tous et à toutes
YVES
par LAFONT
publié dans :
Mes photos macro
Cette semaine, c'est relâche sur MacroCosmic, pour cause de fêtes de fin d'année ! Je vous retrouverai donc la semaine prochaine, avec de nouvelles photos. En attendant, je vous laisse en compagnie d'une délicieuse tranche de fruit dont je fais une grande consommation. Vous l'avez tous reconnu, il est bourré de bonnes vitamines, et s'est très bien acclimaté dans nos contrées.
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Si vous cliquez sur la photo ci-dessus, vous découvrirez l'univers du kiwi chez Horticolo !
A bientôt
Je vous souhaite à toutes et à tous
de joyeuses fêtes de Noël
YVES
Je vous souhaite à toutes et à tous
de joyeuses fêtes de Noël
YVES
par LAFONT
publié dans :
Mes photos macro
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Des profondeurs obscures de la nuit a surgi un étrange vaisseau au profil oblong et effilé. Sa vaste voilure est repliée pour protéger ses habitants de la froideur des ténèbres. Au terme d'un long parcours, il a enfin ralenti et cherche une zone propice à son épanouissement. Immobile dans un profond silence, il s'est arrêté, et seuls les battements de mon coeur troublé par cette vision font trembler l'espace environnant.
Chaque seconde qui s'écoule devient alors une éternité et mon regard s'ouvre vers des horizons infinis. Le vaisseau occupe alors la totalité du champ de ma perception, et des ondes bienfaisantes envahissent ma conscience. je l'attendais depuis des éons, guettant le ciel avec espoir, lorsqu'un petit voile du ciel s'est enfin déchiré sous la pression de sa pointe végétale. Il m'apparaît alors dans toute sa splendeur, dans une magnificience cosmique et parfaite. Sa peau irisée sincitille sous la lueur de lointains soleils, et je peux distinguer les tons dégradés qui dessinent les contours de son corps. Le vaisseau est vivant, il est le véhicule et l'occupant à la fois, dans une indicible symbiose. Je le fixe, fasciné, attentif à ses moindres mouvements. |
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Le vaisseau s'est posé dans la moiteur végétale de la planète qui l'accueille et lui tend ses bras nervurés. Il déplie ses voiles inférieures, et s'étire langoureusement, comme un animal qui s'éveille d'une longue hibernation au sein de sa tanière. Le vaisseau a capté mon regard curieux, il rosit d'émotion et tortille ses voiles dans un surprenant élan de coquetterie. Le vaisseau est Féminin, le vaisseau est Fleur.
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Je connais maintenant le nom du vaisseau, j'ai pris conscience de sa nature, je vois une Fleur. La Fleur est née d'une longue noce alchimique entre les éléments de la Planète. Chaque membre de son corps multiforme se nourrit d'air et de lumière, de terre et de chaleur. La Fleur ne meurt jamais, son trépas donnera naissance à de nouvelles fleurs en puissance, concentrées dans les graines qui surgiront de sa dépouille funéraire. C'est ainsi que la Mort devient l'avenir de la Vie, dans la spirale infinie du cycle du Vivant.
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Une fois rassurée sur l'avenir qui l'attend et sur la pérennité de sa subsistance, la Fleur s'ouvre. Elle dévoile son Coeur Secret, délicat écrin où se dévoilent les mystères de sa Genèse de son espèce. Un rideau d'étamines froissées se blottit contre le pistil comme pour le protéger. Sous les élans d'affection que lui prodiguent ces petits coussins nacrés, ce dernier se prépare à une sortie définitive et inéluctable dans le vaste Monde du dehors.
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| Dans un élan de vitalité sans précédent, la fragile voilure de la Fleur s'épanouit enfin. Dans une lente danse aux rythmes circadiens, sa robe tourbillonne lascivement. Curieuses et impatientes, les étamines pointent le bout de leur nez entre les pans du rideau de pétales. |
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Enhardi et encouragé de toutes parts, le pistil et son cortège poivré de pollen entament leur première et utlime sortie. La Fleur a pris place au coeur de la plante planète qui l'a aidé à naître. Amante douée d'une infinie patience, elle attendra son Prince Butinant, se nourrissant d'espoir, d'eau fraîche et de lumière.
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Je vous souhaite un bon week-end et une bonne semaine.
Vos commentaires sont un régal pour moi,
et c'est un plaisir que de partager ces photos avec vous !
Amitiés à toutes et à tous
YVES
par LAFONT
publié dans :
Mes photos macro
La lecture de cet article risque de faire saliver inconsidérément les gourmands invétérés que vous êtes ! A l'approche des fêtes de Noêl, nos sens gustatifs sont fortement sollicités par des parfums, saveurs, et textures odorantes. A l'issue de la fabrication d'un cake maison (dont je vous livre la recette à la fin de cet article), mon regard s'est posé sur l'amoncellement luisant et coloré des fruits confits qui attendait sagement le moment de plonger dans la pâte veloutée aux effluves de crème de cassis et de fleur d'oranger.
Tel Philémon dans ses aventures délirantes contées par l'illustre dessinateur de bandes dessinées Fred, j'ai saisi ma lorgnette magique, j'en ai pointé la petite extrémité sur le trésor sucré et confit, et j'ai été comme aspiré vers une autre dimension. Mon corps s'est allongé et effilé come une aiguille, et s'est glissé sans la lorgnette pour en jaillir à l'autre extrémité dans un gros bruit mou.
Sous mes pieds, le sol était poisseux et je me suis relevé péniblement pour m'immobiliser dans l'admiration d'un paysage inouï. J'étais environné de montagnes multicolores, aux reflets vifs et irisés. Une odeur envoûtante et mielleuse montait vers mes narines dont les parois battaient la mesure des pulsations de ma gourmandise !
J'ai respiré à fond, pour me délecter de cette saveur fruitée et enivrante. Ma curiosité exacerbée a conduit mes pas crissants au pied d'un ce ces monts délicieux.
Tel Philémon dans ses aventures délirantes contées par l'illustre dessinateur de bandes dessinées Fred, j'ai saisi ma lorgnette magique, j'en ai pointé la petite extrémité sur le trésor sucré et confit, et j'ai été comme aspiré vers une autre dimension. Mon corps s'est allongé et effilé come une aiguille, et s'est glissé sans la lorgnette pour en jaillir à l'autre extrémité dans un gros bruit mou.
Sous mes pieds, le sol était poisseux et je me suis relevé péniblement pour m'immobiliser dans l'admiration d'un paysage inouï. J'étais environné de montagnes multicolores, aux reflets vifs et irisés. Une odeur envoûtante et mielleuse montait vers mes narines dont les parois battaient la mesure des pulsations de ma gourmandise !
J'ai respiré à fond, pour me délecter de cette saveur fruitée et enivrante. Ma curiosité exacerbée a conduit mes pas crissants au pied d'un ce ces monts délicieux.
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Mes mains tremblantes d'émotion se rapprochent des parois de la montagne, effleurent sa surface aux boursouflures inégales. J'ose enfoncer légèrement mes doigts dans cetet matière collante, tiède et luisante. J'admire en silence les transitions colorées de ces joyaux entremêlés, blottis l'un sur l'autre, dont l'union chaotique forme cet ensemble enchanté.
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Sous une pression plus accentuée de mes mains, une ouverture se forme devant mes yeux. Je distingue au fond une lueur blafarde et lointaine qui éclabousse les parois d'éclairs fantômatiques. Une grotte ! Son entrée irrégulière et spongieuse m'invite à passer dans un message indicible et odorant. Je progresse tranquillement, chacun de mes pas chante une mélopée étrange : "crouich, crouich ..." lorsqu'il se colle, puis se décolle de ce sentier confit.
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L'éclairage vert pâle qui prédominait laisse la place à tes tonalités plus chaudes, rouges, orangées. Je me repose un instant, et ne peux m'empêcher de me lécher les doigts, plaisir solitaire au sein cette intimité sucrée. Lentement, je fais un tour sur moi-même, et découvre, suspendues devant moi, d'admirables concrétions, transparentes et moirées.
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A regret, mais guidé par mon insatiable curiosité, je continue mon chemin dans les méandres pâteux de la grotte confite. Petit à petit, je sens une douce chaleur s'exhaler des parois suintantes de nectar. j'ai du descendre à une profondeur importante et me rapprocher du magma en fusion qui doit bouillonner sous mes pieds. Un torrent de lave fruité s'est écoulé ici en des temps lointains. Cette grosse perle marbrée en témoigne, elle diffuse une lumière ambrée et chatoyante.
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| Je sens soudainement mes pieds baigner dans une substance plus liquide. Je baisse les yeux sur un lac de cédrat, gelé et saupoudré de petites bulles miroitantes. Sa surface me renvoie d'impossibles reflets issus des profondeurs lointaines. je décide de rester en ces lieux à jamais, perdre mon regard au sein de ces camaïeux multicolores, me repaître sans fin de ces fruits magnifiques, tel Hansel dans la maison de la sorcière. Une série incessante de "biiip-biiip" déchire ce voile onirique qui m'enveloppait dans une douceur sans égale. Un autre monde m'appelle, le four doit être chaud et je dois terminer mon cake au plus vite. je reprends la lorgnette, la porte à mes yeux, et m'arrache à cet univers sucré qui m'aurait à coup sûr métamorphosé en Yves Confit ! |
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C'est la fin d'un grand voyage, je regarde une dernière fois le petit plateau dans lequel attendent sagement les fruits confits, impatients de se baigner dans la pâte ! D'un geste sûr, je verse le contenu dans la jarre, remue le tout avec amour, et achève sans remords la préparation du gâteau.
Pour clore cette aventure, voici la recette de mon cake :
Préchauffer le four à thermostat 7 / 8
Dans un saladier, mélanger 60 grammes de beurre doux (barratte bio, il ne colle jamais) et deux cuillers à soupe de sucre roux cristallisé (bio aussi).
Si vous aimez le beurre, vous pouvez monter à 100g, idem pour le sucre !
Ajouter dans le saladier les jaunes de trois gros oeufs et les mélanger le tout, il y a des grumeaux, c'est normal !
Faire monter en neige les blancs des trois oeufs dans un bol, un peu de citron ou de sel aide à monter plus vite
Ajouter délicatement la neige dans le saladier, et remuer doucement avec une cuiller en bois, sans liquéfier le mélange Ajouter sans mélanger encore 5 à 6 cuillers à soupe pleines de farine (bio 65)
Ajouter un demi sachet de levure chimique
Ajouter selon vos goûts des raisins de Corinthe, des fruits confits, une cuiller de rhum, une cuiller de crème de cassis, deux cuillers de fleur d'oranger, une cuiller à café de cannelle, une pincée de gingembre.
Mélanger le tout sans forcer
Beurrer ou huiler un moule à cake (rectangulaire)
Vider la saladier dans le moule et donner le saladier à vos enfants, à votre chien, à votre chat, à votre poisson rouge, à votre tortue, à votre perroquet, à votre facteur, ou à votre voisine pour lécher les bords.
Mettre au four pendant environ 20 minutes
Le gâteau doit gonfler, dorer légerement et se fendre au milieu Vérifier avec un couteau que l'intérieur est sec
Baisser le four à thermostat 3/4 et laisser finir de cuire de 30 à 50 minutes
Démoulez le, et mangez le tiède ou froid comme vous voulez, avec vos enfants, votre chien, votre chat, votre poisson rouge, votre tortue, votre perroquet, votre voisine ou votre facteur, ce n'est plus mon problème !
Si le gâteau est raté ou que vous êtes malade après ingestion, envoyez moi la photo du résultat, je vous dirai ce qui ne vas pas.
Bon appétit !
Je vous souhaite un très bon week-end, après la tempête, le calme et le soleil sont de retour !
Amitiés à toutes et à tous
Merci de vos visites et de vos commentaires
Merci de vos visites et de vos commentaires
YVES
par LAFONT
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La nature nous offre un spectacle permanent, et certaines visions qui se présentent à nos yeux autorisent à l'imagination quelques incursions dans des mondes étranges et merveilleux.
Un cliché photographique n'est pas qu'un instantané de la "réalité", c'est également un moment transcendé, imprégné de nos émotions à cet instant magique où le regard s'élargit au delà des horizons communs.
Cette semaine, une petite églantine ramassée sur un chemin m'a offert un spectacle inédit qui a ébloui et fasciné...
Un cliché photographique n'est pas qu'un instantané de la "réalité", c'est également un moment transcendé, imprégné de nos émotions à cet instant magique où le regard s'élargit au delà des horizons communs.
Cette semaine, une petite églantine ramassée sur un chemin m'a offert un spectacle inédit qui a ébloui et fasciné...
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Les étamines de l'églantine chuchotent et se concertent, se tortillent et tendent leur cou élancé vers les ouïes poudreuses de leur voisine.
Dans l'ombre pourpre des pétales, un spectacle se prépare. Impatientes, les étamines de l'églantine se parent et se préparent, trépignent et se soulèvent sur leurs membres délicats, dans l'espoir d'entrevoir quelque mystère. |
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Les étamines de l'églantine répètent d'ultimes pas, entrechats et entrelacs, et tournent et se retournent vers les ouïes poudreuses de leur voisine.
Dans l'ombre pourpre des pétales, un spectacle va commencer. |
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| Les étamines de l'églantine dessinent d'étranges arabesques, et dansent enivrées des subtils nectars qu'exhalent les ouïes poudreuses de leur voisine. Dans l'ombre pourpre des pétales, le spectacle bat son plein. |
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Les étamines de l'églantine balancent leur corps filiforme, et se laissent aller à l'hypnose des sens, elles s'enlacent et frôlent tendreemnt les ouïes poudreuses de leur voisine.
Dans l'ombre pourpre des pétales, la salle comble leur fait un triomphe. |
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Les étamines de l'églantine achèvent leur ronde folle autour de leur Reine de Coeur. Les effluves sucrés distillés avec amour les rassemblent dans une union sacrée.
Dans l'ombre pourpre des pétales, un Coeur bat, des êtres s'aiment, la Vie s'écoule, spectacle permanent, sans cesse renouvelé par l'infini créativité de la Nature. |
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Merci beaucoup de vos visites et de vos commentaires, c'est avec plaisir que je partage avec vous mes photos et les visions qu'elles m'évoquent.
Je vous souhaite un bon week-end
A bientôt
YVES
A bientôt
YVES
par LAFONT
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