Parfois les mots se posent sur les pointes longues et effilées de nos sentiments, bulles expressives, reflets de nos pensées, larmes de nos consciences.
Parfois les mots atteignent le coeur intime de notre Etre, ils se glissent comme une lave brûlante et translucide, se faufilent dans les méandres de nos a prioris.
Parfois les mots s'évaporent avant d'être captés, futiles et brèves émanations, aussitôt sublimées dans la brume de l'indifférence.
Parfois les mots s'imprègnent à jamais dans les tréfonds de notre mémoire; rhizomes étendus au delà du présent, ils tapissent les parois des cavernes hantés par nos souvenirs, artefacts du temps.
Parfois les mots se disloquent et se mutent, se divisent et prospèrent en multiples mitoses, en étranges fractales qui racontent nos rêves.
Parfois les mots se taisent, s'effacent dans l'oubli, s'estompent sur l'horizon lointain de nos désirs.
|
|
|
|
|
Je suis très en retard cette semaine, emploi du temps chargé oblige ! j'en suis désolé, et je passerai prochainement faire le tour de vos blogs, que j'ai quelque peu délaissé ces dernières semaines, honte à moi ...
Bon week-end et bonne semaine
à toutes et à tous
YVES
Cette semaine, je mets à l'honneur le Géranium, toujours fleuri, qui continue d'orner nos balcons en attendant l'hiver. Faute de temps, je ne vous ai pas concocté de texte particulier cette semaine, mais pour accompagner ma série de photos hebdomadaires, je vous présente cette petite chanson de Dick Annegarn, qui me rappelle ma tumultueuse adolescence :
Dick Annegarn, SACRÉ GÉRANIUM (1973)
Sacré géranium
Tu sens bon la terre
Et toi aussi l'anémone
Tulipe je te préfère
Puis de toute façon vous sentez toutes bon
Vous êtes toutes belles mes demoiselles
Ah ce qu'on est bien dans ce jardin
Loin des engins hein!
Pas besoin de sous pour être bien
Pas besoin de vin pour être saoul
Les poules et le coq Se content fleurette
C'est vrai qu'il est seul ce lapin
Je crois que ça l'embête
Dis, toi le chien, je ne te prive de rien
Remue donc ta queue fais moi tes beaux yeux
C'est vous les légumes enfin je présume
Vous n'êtes pas reconnaissables
Il vous faut dire qu'hiver vient de partir
Le temps est encore variable
Un coup d'arrosoir avant la tombée du soir
Un coup de râteau autour des poireaux
Dick Annegarn, né au Pays Bas en 1952, a vécu essentiellement en Belgique. Auteur compositeur et guitariste génial, il a écrit de nombreuses chansons en français, en anglais et en hollandais. Amoureux de la nature, poète déjanté, il vit sur une péniche parisienne où il participe de manière active à la vie artistique et associative locale. Ses apparitions scéniques sont épisodiques, mais son talent et son originalité sont reconnus par de nombreux artistes francophones, dont Alain Souchon, Alain Bashung, Louis Chédid, ou encore Bénabar, qui ont contribué à la création d'un disque qui lui est entièrement dédié, en y interprétant ses plus belles compositions.
Ce disque, Le Grand Dîner, sous-titré Tribute à Dick Annegarn, est sorti en 2006. Avis aux guitaristes, autodidacte, Dick Annegarn est très difficile à jouer, il a un style vraiment particulier !
|
|
|
|
|
|
|
|
Merci de vos visites et de vos commentaires
Bon dimanche et bonne semaine
à toutes et à tous
YVES
Question à Albert Einstein, à propos de l'existence d'êtres raisonnables sur d'autres planètes :
"S'il y a des êtres plus intelligents, pourquoi n'ont-ils pas été capables de communiquer avec nous ?"
Réponse de Albert Einstein :
"Après tout, nous sommes incapables de prendre contact avec les autres humains dans notre propre monde."
(Extrait d'un entretien relaté dans Le New York Post, 13 mars 1950)
La Nature est par essence communicante, il y va de son intégrité et de sa simple survie. La communication implique au moins deux entités, qu'elles partagent ou non une même enveloppe physique. Nos cellules communiquent entres elles, ainsi que les différents organes qui nous composent, des plus primaires aux plus évolués. Chaque être vivant, donc nous compris, possède cette faculté de communiquer avec d'autres et lui permet, ne serait-ce que dans l'espace d'un simple échange, de livrer une partie de lui-même à l'interprétation d'une autre forme de vie.
Le terme grec "Xenos" signifie "étranger", mais désigne un individu parlant la même langue et dont les moeurs sont compréhensibles et la communication possible. Il s'agit donc de toute personne autre que nous-mêmes au sein d'un contexte culturel commun. Nous y avons ajouté le suffixe "Phobos" qui signifie peur ou effroi, et voici le paradoxe enclenché : La xénophobie serait donc la peur d'individus que nous sommes censés comprendre et avec qui le dialogue est fondamentalement possible ! Autant dire que les xénophobes ont d'abord peur de leur voisin, voire d'eux-mêmes, en faisant abstraction de toute différence physique ou culturelle.
Le terme latin "Extraneus" qui signifie "de l'extérieur, hors du pays" a donné "étranger", et "étrange". Curieuse association, qui donnera le terme anglo-saxon "Alien", qui mêle de manière indéniable les concepts d'étranger et de démence d'esprit. On en déduira facilement que les comportements que nous ne comprenons pas sont considérés comme des dérangements de l'esprit. Pour ma part, je considère qu'il y a lieu d'inverser les rôles, le véritable Alien, c'est celui qui juge un autre en tant que tel.
L'intelligence doit contribuer à comprendre ce qui trouble nos raisonnements. Fortement aliénés (le mot est fort, mais lucide) par nos pressions culturelles, religieuses et sociales, les hommes d'avèrent incapables d'appréhender ce qu'ils partagent avec les milliards de formes de vie qui peuplent notre biosphère.
Si l'humanité est réellement composée d'être pensants et capables de raisonner, que cette chance inouïe que nous avons de posséder cette faculté puisse faire de chacun d'entre nous un vecteur de Progrès et d'Amour. La communication que nous établissons avec autrui, par le biais des mots, des images, des sentiments, et autres vecteurs d'émotion est une forme de progrès, qui sublime nos individualités respectives dans ce "Grand Tout" que j'évoque si souvent ici. Nous ne serons jamais capable de percevoir et de comprendre des formes de vie extra-terrestres, avant d'avoir fait l'expérience de la communication entre terrestres-extra. Cherchez bien, il doit y en avoir quelques uns quand même !
"Connais toi, Toi-même et tu connaîtras l'Univers et les Dieux" (Socrate)
Comme un hologramme brisé dont chaque fragment reflète la totalité de l'image originale , nous portons en chacun de nous, quelle que soit notre planète et notre orbite, la totalité de l'humanité.
Sans transition !!!
Je vous avais déjà présenté cette fleur l'année dernière. Sa floraison automnale, rapide mais brève, est de toute beauté. En voici quelques extraits choisis, pour rompre quelques instants avec la grisaille actuelle.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Merci beaucoup pour vos commentaires
sympathiques et poétiques
je vous souhaite un bon dimanche
et une bonne semaine à venir
YVES