Macrocosmic macrophotographies

La nature de plus près
Au plus près de la nature

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Vendredi 24 novembre 2006
La cuisine est définitivement un endroit très particulier de la maison. Une vie discrète, mais bien présente anime ses moindres recoins. Il faut dire que les végétaux qui la peuplent sont variés et nombreux. Lorsque règne le silence, et qu'ils se sentent à l'abri des regards humains, tout ce petit monde s'agite, papote, et s'éparpille dans des conversations aussi futiles que variées :
La météo au fond du frigidaire, les derniers OGM de Monsanto, les prochains fauchages de Bové, le tapage nocturne des nains de jardin, et je vous passe le reste !

Profitant d'un instant d'inattention de leur part, je me suis faufilé entre deux chaises, j'ai ouvert en grand mes yeux et mes oreilles, pour vous ramener ces quelques bribes, issues de ce pussilanime bruit de fond qui faisait étrangement vibrer mes casseroles ...
Je vous laisse le soin de deviner ce qui est photographié sur les cinq clichés suivants.


"Quelle idée débile j'ai eue de vouloir me faire blanchir la peau ! Ces maudites taches ne sont pas prêtes de s'en aller !"

 

"Comme disait la pube, soixante pour cent de rides en moins ! Mais les plus grosses sont restées !"

 

"Dis Lulu, qu'est-ce qu'ils ont à nous regarder comme ça ? On va pourtant bien ensemble, nos enfants seront ridés et tachetés..."

 

"Si le coeur vous en dit, c'est bientôt la soupe ! "

 

Les légumes se mettent au vert :
"Regardes Maman, on voit la mer par le hublot ! "
"C'est bien, ma Cocotte, tu as le coup d'oeil."

 

Discrètement, je m'éclipse dans le salon tout proche, où profitant de la douceur de la pièce, une languide cactée donne naissance à de minuscules bourgeons.

 

Cultivons l'émerveillement, l'étonnement renouvelé, une curiosité sans bornes, un amour désintéressé, pour ce monde vivant qui nous entoure, ainsi que pour autrui.
Ce sont nos différences, cet éloignement qui élargit le champ de vision, qui rend les choses plus belles et donne cette envie de découvrir et de se renouveler.

je vous souhaite un bon week-end, pour terminer cette semaine grise et pluvieuse ...

Merci beaucoup de vos visites et de vos commentaires

 Amitiés à toutes et à tous

YVES
Samedi 18 novembre 2006
La Roue du Temps déploie ses douze rayons, et égrène les secondes en brassant les évènements, comme une hélice. Quel indicible mécanisme donne vie à cette machinerie métaphysique complexe ? Les cycles se répètent, la Nature respire au rythme des saisons, entraînée par le flux et le reflux du souffle cosmique. La Spirale infinie de la Vie finit par se retourner sur elle-même, le Vivant rejoint le Néant, et les poussières naissantes s'éparpillent pour un long trajet qui fera émerger la Conscience dans des mondes lointains.
La Roue tourne, manège vertigineux, et nos yeux émerveillés laissent perler la rosée de nos émotions lorsqu'une brise étoilée frôle nos paupières.

 


Derrière la Roue s'entrouvre comme une bouche avide la sphère irrégulière de l'Univers. Ses parois piquetées d'aspérités aigües repoussent les assauts incessants des forces du Vide.

 


Le Micro Monde m'invite à passer, son entrée circulaire m'accueille au sein d'une multitude de bras minuscules. Je me faufile au travers des filaments palpitants qui tressent la trame du Réel.

 


J'entre dans une Cathédrale illuminée de mille feux, baignée d'une lumière ambrée et chaude. Je suis au centre de la Terre, point nodal où fusionnent les énergies passées et à venir.
La Beauté transcendante de cette immensité microcosmique m'apporte plénitude et sérénité. Chaque vision est un voyage, chaque voyage un changement profond, chaque changement un appel de l'Infini.

 


Je vous souhaite un excellent week-end, et je  vous remercie de vos visites et de vos commentaires !

 A bientôt

 YVES
Vendredi 10 novembre 2006
Lacis entrelacés, lassés de s'enlacer,
S'emmêlent pêle-mêle, frêles infidèles,
Algues qui divaguent, vagues qui naviguent,
Déliant leurs lianes, liant leurs âmes,
Destins détestés, sorts désordonnés
Expansions en suspens, constante ébullition
Racines intimes, infimes, ultimes
Les feuilles glissent sous le vent d'automne
Comme des larmes amères le long de joues brûlantes
Les jours s'enfuient sous les assauts du temps
Comme les étincelles éphémères d'un feu lointain
Les phalènes tournoient et se brûlent les ailes
Comme des comètes qui plongent vers le soleil
Les vies s'enchevêtrent dans la lie de la terre
Comme des pieuvres démentes dans une ultime étreinte

 


Dans la torpeur d'une nuit pénétrante, qui couvre les pensées d'une chape lourde et grise,
Avides de mystères, sous les ombres livides d'une lune assoupie,
Errent les astres nocturnes, éternels somnambules
Dès la lumière chasse les derniers miasmes des ténèbres fuyantes,
S'estompent les étoiles, et scintillent les fleurs,
Le ciel est à l'envers, où bien est-ce un miroir ?

 


Rectilignes fissures, labyrinthes étranges, où se tapissent créatures indicibles,
Ruelles étriquées, aux parois élevées, où se déroule une vie invisible,

 


Brocolis, de bric et de broc, sur son lit vert, attend l'hiver

 


La sorcière vole sans bruit, cheveux au vent, décharnée, désséchée, momifiée
La sorcière sans visage, véloce, décoiffée, n'a jamais connu le miroir
La sorcière longe les rivages des songes, sans trêve et sans espoir

 


La sorcière s'est heurtée aux confins de l'univers
La sorcière s'est forgée un visage de verre
Elle a vu son visage sur le reflet des mers
Dans l'écume des flots et les bulles de bière

 


La sorcière a plongé la tête la première
Elle a noyé sa peine et brisé sa misère
Dans une apothéose de bulles et de lumière

 


Quelque part, dans les étendues désertiques et glacées d'une planète lointaine,
Il a sorti sa tête, curieux et aux aguets, les antennes tendues, le regard en arrêt
Son regard multiple a suivi le sillage étincelant des comètes
Ses ouïes délicates ont perçu le sifflement ténu d'une brise improbable
Son armure mordorée a frémit sous l'effet des forces telluriques qui secouent son petit monde
Un Ange est passé, c'est la Sorcière, avant de retourner vers les profondeurs qui l'ont vu naître
Elle pousse un cri perçant, et s'évanouit, telle un nuage léger, dans l'abîme d'un rêve éphémère
L'être baille, cligne les yeux, et retourne dans sa tanière ...

 


Je vous souhaite un bon week-end, je rentre dans une période plutôt chargée côté travail, et je vais tenter de conserver le rythme d'un article hebdomadaire.
Je n'ai malheureusement pas le temps de lire tous les articles publiés par mes amis, mais j'essaie de poster au moins un commentaire à chacun au cours de la semaine.

Merci de vos visites, de vos commentaires et de votre fidélité,
merci aussi de votre intérêt pour mes expériences photographiques !

Pour répondre à certaines questions qui m'ont été posées, je suis un photographe amateur, donc non professionnel, et je rate énormément de photos sur la quantité que je prends.

Amitiés à toutes et à tous

YVES

Mercredi 1 novembre 2006
Tout est lié ... cette petite formule me trotte dans la tête, depuis que j'ai regardé cette remarquable émission du mardi 31 octobre, sur France 2 : "Vu du Ciel", sur la biodiversité, filmée par Yann Arthus Bertrand.
J'ai été très sensible à l'humilité de ce photographe, et de ses prises de positions d'un grand humanisme. Cette émission sera suivie d'autres volets, que je vous recommande. Nous ne sommes que des locataires de la planète, espèce parmi tant d'autres, mais la seule à détruire sciemment son environnement et celui des autres espèces avec qui nous devons partager les richesses naturelles.
Tout est lié ... Il paraît que le souffle d'air des ailes d'un papillon peut provoquer une tempête à l'autre bout du monde ... Le cycle du vivant, ce délicat et merveilleux équilibre qui a permis à une grande diversité d'êtres de peupler la terre, cette continuité qui perdure malgré les plus gros cataclysmes, est menacée par la prédation de l'homme, dont les seules motivations sont l'appât du gain.
Tout est lié ... Notre bien être occidental est lié par les forces économiques à la misère et  à l'exploitation des plus pauvres.
Au cours des siècles, l'homme a été placé au sommet de la création, tant par les religions, que par les philosophes. Il convient de mériter ce terme d'homo-sapiens, littéralement "homme sage", en faisant en sorte que notre prétendue supériorité reste en harmonie avec l'ensemble du monde vivant. En 30 ans, 30 % des espèces vivantes ont disparu à cause de l'homme. Les virus qui déciment les êtres humains sont peut-être la réponse de la nature, qui fabrique des prédateurs à notre échelle, capable de nous remettre à notre place. C'est une hypothèse que je trouve fascinante.
Nous sommes liés à la nature, tant au niveau biochimique que moral. Ce respect de ces conceptions est essentiel à la survie de la biosphère, dont nous sommes partie intégrante. La photographie illustre souvent ces intimes liaisons entre les éléments.

Depuis quelques jours, le brouillard enrobe d'un voile léger et vaporeux la végétation assoupie. Il dépose sur son passage des milliards de goutelettes, qui épousent les courbes des brindilles et des bourgeons qui bravent l'automne en profitant des derniers ensoleillements. Attiré par les scintillements de ces perles minuscules, qui ornent comme autant de diadèmes les arbustes du jardin, je m'en suis rapproché, et j'ai découvert au delà des lentilles de verre de mon appareil des mondes étonnants.
Les gouttes d'eau observent docilement les lois de la dynamique des fluides, de la gravité et de l'optique. Chacune d'elle possède alors au plus profond d'elle-même un univers à part entière, enroulé contre la surface luisante du liquide protecteur.

La sphère est une forme géométrique universelle, les planètes, les gouttes d'eau, nos têtes, le zéro ... Le rond formé par le zéro, paradoxalement, m'évoque la fermeture d'une boucle, donc très loin du symbole de nullité et d'absence totale qu'il est censé évoquer.

Je vous laisse vous premener à travers ces petits écrins, tous si différents malgré leurs points communs, je laisse soin à vos commentaires d'évoquer les visions que vous offrent ces petites perles d'eau, qui ont capturé un instant de lumière dans leur coeur irisé.

 

Nos consciences sont reliées par les fils invisibles de l'empathie, un peu peu comme les forces qui unissent les particules atomiques, et qui les forces gravifiques font graviter les planètes autour du soleil.

 


Nos pensées cherchent à se frayer une voie en dehors de la sphère étroite du conformisme. Les parois translucides qui isolent nos sentiments déforment la réalité extérieure et nous replient sur nous-mêmes. Chaque bulle personnelle reflète celle des autres, nous sommes chacun le miroir d'autrui.

 


Chaque être vivant constitue une perle du diadème universel, si on en enlève une seule, le collier se défait et s'éparpille définitivement en larmes errantes.

 


Les larmes sont des perles précieuses, qui témoignent de nos sentiments profonds. Chacune d'elle qui s'écoule, telle des gouttes de sève vitale, portent en elles ce qui a provoqué leur émergence. Autant les lamres tombent, comme les gouttes de pluie, et s'écrasent sur la sol rugueux de l'existence, antant nos pensées et nos élans affectifs montent vers la lumière et le soleil, pour éclairer la vie comme autant de lueurs d'espoir.

 


Chaque goutte d'eau , de par sa forme, épouse sur son contour le monde qui l'environne. Sa transparence absorbe couleurs, lumière, et formes. Elle devient un clone qui se féforme et mute au fil du temps éphémère qui comprime la trame de sa vie.

 


L'imbrication sans fin, en pérpétuelle construction, des pensées de l'humanité, de l'expression de ses arts, des émotions partagées, forme la "noosphère", sphère universelle des idées et de l'indicible, mémoire collective, dans laquelle nos cerveaux puisent et imaginent sans fin.

 


Il est des existences tordues, torsadées, déformées par les aléas néfastes qui l'entortillent, tentacules morbides qui étranglent la vitalité et entraînent les êtres dans les précipices sans fond de l'angoisse.

 


Notre vie est suspendue, dans un équilibre sans cesse renouvelé, la vie ne s'arrrête pas avec la chute de la goutte, elle se transforme, et revient dans l'élément partagé, l'Eau primordiale d'où est née la Vie.

 


Nous sommes les constellations qui forment la trame de l'univers du vivant . Du plus infime au plus grand d'entre les êtres, nous rayonnons et sommes liés inévitablement à autrui et au reste du monde.

 



Je vous souhaite une bonne fin de semaine, attention au retour du froid !
Amitiés à toutes et à tous

YVES

 
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