Macrocosmic macrophotographies

La nature de plus près
Au plus près de la nature

Mes photos présentées sur ce site sont hébergées par imageshack.us
 Si vous désirez les utiliser à titre personnel, veuillez me le faire savoir dans un commentaire
 

Liens

Newsletter

Inscription à la newsletter
 
Jeudi 26 octobre 2006
Je vous présente cette semaine une série de photos d'insectes communément appelés "gendarmes" (le nom scientifique est "Pyrrhocoris apterus"). Ces photos m'ont évoqué certains passages d'un ouvrage de Bernard Werber,
l'Encyclopédie du Savoir relatif et Absolu
que j'ai lu récemment. Cet auteur a vulgarisé avec talent philosophie, science et métaphysique, et nombre de mes amis blogueurs l'invoquent fréquemment dans leurs articles.
Je me suis permis, sans sa permission, d'évoquer certains extraits de ce livre, pour accompagner ces photos. J'ai reformulé les phrases à ma manière,  un peu comme on annote un livre en cours de lecture.   En échange, je lui fait un peu de publicité en vous recommandant chaudement ses romans pour les longues nuits d'hiver et les courtes siestes d'été !

L'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu commence par les déclarations suivantes :

" Tout est en Un (Abraham) "
" Tout est Amour (Jésus-Christ) "
" Tout est Sexuel (Freud) "
" Tout est Economique (Marx) "
" Tout est Relatif (Einstein) "

( Bernard Werber )

A titre d'humble photographe amateur, j'y ajoute ma petite contribution :

" Tout est Lumière (Yves) "



Il y a en ce bas monde des gendarmes et des voleurs, et entre eux, il y a les autres. Les gendarmes sont les gardiens de l'Entropie, ils maintiennent l'ordre et les valeurs qui rendent plus homogène et lissent les aspérités de la collectivité. Les outils du gendarme sont la Loi, la raison d'Etat, et la trique pour les rebelles, la prison pour les voleurs. Les voleurs constituent un mécanisme chaotique, ils suivent leurs propres lois, respectent d'autres valeurs, et s'enrichissent aux crochets de la collectivité en profitant de ses failles. Le principe de Prévention veux que le gendarme ait existé avant le voleur, ce dernier par un curieux paradoxe contribue d'autant à la continuité du gendarme. Les autres occillent entre ces deux principes, et font pencher la balance collective d'un côté, ou l'autre. Une balance ne trouve l'équilibre que lorsque les poids sont équitablement représentés des deux côtés. La Sagesse consiste a être conscient du côté sur lequel on se trouve à un moment donné, sachant qu'on peut en changer en cours de route !

 

Toute forme de vie est en recherche permanente d'homéostasie. L'homéostasie représente l'équilibre entre milieu intérieur et milieu extérieur. C'est ainsi qu'un oiseau possède des os creux pour pouvoir voler, que le chameau a des réserves d'eau dans son dos. Les espèces qui ne sont pas capables de s'adapter à leur milieu en se transformant sont vouées à l'extinction. L'homéostasie nous rend plus fort face aux agressions de toute sorte. Plus les défenses sont sollicitées, plus l'individu est obligé de développer des talents inconnus. L'erreur et l'obstacle sont indispensables à l'apprentissage et à l'évolution. Si l'être humain suit une forme d'évolution, cette dernière doit conduire à une homéostasie avec son environnement et avec l'univers.

 

Le choix d'un partenaire "pour la vie" est souvent un grand pari sur l'inconnu. A chaque phase de l'évolution de l'Etre, les attentes et les besoins sont susceptibles de changer. Le Couple Idéal est peut-être constitué de quatre Entités, chacun doit trouver don alter-ego en lui-même. Le mâle doit accepter sa part de féminité, et la femelle sa part de masculinité. Le premier Oeuf n'a pu être conçu que par un Etre bisexuel.

 

L'Empathie (du grec "pathos", souffrance) est la faculté de ressentir ce que ressentent les autres, de percevoir et partager leurs joies ou leurs douleurs. Les artistes, dans les différentes expressions de leurs oeuvres, sont doués d'une grande empathie. La rencontre avec Autrui permet de développer l'Empathie, la Tolérance, et l'ouverture d'esprit. Deux Etres s'unissent pour n'en former plus qu'un, avant qu'ils ne se retrouvent à trois. Donc l'équation 1 + 1 = 3 est justifiée, la fusion des deux énergies en crée une troisième, l'Egregor, qui est supérieure à la somme des deux de l'origine.

 

Les humains naissent tous prématurés. Au terme de neuf mois de gestation, contrairement aux autres mammifères supérieurs, ils sont incapables d'autonomie, et doivent prolonger ces neuf mois de vie intra utérine par neuf mois de vie extra utérine. Il a besoin du soutien parental pour acherver cette phase cruciale. Curieusement, les neuf derniers mois de la vie d'une personne âgée se passent de manière identique. La perte progressive de l'autonomie, la déchéance du corps, nécessite un accompagnement des proches. Bébé et vieillard ont besoin de ce cocon qui protège les neuf mois qui débutent la vie, et les neuf mois qui l'achèvent.

 

Entre huit et dix huit mois, le bébé est envahi d'une angoisse particulière dont il va se défaire progressivement. Il prend en effet conscience de choses qu'il ne domine pas, ainsi que de son autonomie. L'absence momentanée de la mère ou d'un autre proche, le sentiment de solitude, seront les vecteurs de cette angoisse, dont nous garderons les vestiges toute notre vie. A environ douze mois, le bébé va s'identifier dans le miroir, et prendre ainsi conscience de son existence. Ces premiers reflets perçus seront perçus comme une image idéale, et développerons l'imaginaire ainsi que les premiers sentiments de frustration.

 

Toute routine entraîne systématiquement une sclérose. Il pourrait être intéressant d'essayer de faire l'inverse de ce qu'on désire vraiment. Lorsqu'on veux dormir, on reste éveillé. Lorsqu'on veux écouter de la musique, on garde le silence. Ce petit exercice permet de découvrir des sensations nouvelles et des chemins inconnus. L'expérience se devrait d'être unique, toute reproduction a forcément des différences par rapport à l'original. Les physiciens mêmes considèrent que la simple observation d'un évènement à l'échelle atomique modifie le comportement du sujet.

 

Face aux aléas de l'existence, et aux issues fatales, comment réagir autrement que par le Refus, la Colère, l'Espoir, la Déprime, ou l'Acceptation positive ? Les Etres vivants les plus élémentaires sont monocellulaires, ils se reproduisent à l'infini, clones éternellement renouvelés. C'est une forme d'immortalité. Plus l'Etre est complexe, plus il est fragile, car ses éléments constitutifs sont hyperspécialisés et très dépendants les uns des autres. la Mort le ramène à des structures fondamentales, et il ne se régénère qu'en retrouvant par la décomposition sa simplicité originelle.

 

Ah, vous voilà ! Vous êtes arrivés au bout ? Vous avez tout lu ? Le lien des textes avec les photos n'est pas toujours très évident, mais je pense que votre imagination a fait le lien !

Je vais m'absenter ce week-end, je passerai vous voir à mon retour . N'oubliez pas de lire du Werber, c'est excellent pour l'asthénie des neurones !

Je vous souhaite une bonne fin de semaine !
Bon week-end à toutes et à tous

YVES
Jeudi 19 octobre 2006

Comme chaque matin, je m'éveille dans mon petit pot, sur la table du séjour ... La lumière diffusée par le voile léger du rideau me réchauffe et m'enveloppe de ses ondes dorées. Chaque parcelle de mon être scintille comme un minuscule diamant, comme autant d'étoiles qui parsèment le firmament de ma corolle.

 

Sous les caresses de l'astre d'or, je m'étire, et tend mon doigt unique en direction de cette divinité si lointaine qui m'a donné la vie, et qui pérpétue cette complexe alchimie dans mes cellules.

 

Où sont partis abeilles, papillons et syrphes aux couleurs chatoyantes et aux poils si doux ? Mon pistil exhale un nectar fabuleux, et mes étamines sont gonflées de pollen.

 

Approchez vous de moi, contemplez un instant les délicates attaches de mes organes reproducteurs. Oh, je suis bien impudique, mais c'est là réside toute la magie de mon existence.

 

Je possède des attributs mâles et femelle, surtout de votre point du vue, gentils humains. Mais jamais je ne connaîtrai charnellement ma/mon voisine/voisin, car je ne peux me mouvoir. Ma reproduction est assurée par les insectes et par le vent.

 

Etrange inversion des apparences, mon attribut féminin est plutôt phallique, et mes étamines font penser à une double bouche ouverte sur d'impossibles ovaires.

 

Elles vont par deux, comme c'est souvent le cas, et, pour fêter la nouvelle journée qui commence, s'enlacent dans une danse lascive et passionnée...


Voici en résumé ce que m'a conté ma plante en pot (dont je ne connais même pas le nom, c'est pour vois dire le degré d'intimité qui nous unit !).
Si, si, les fleurs pensent, souffrent, dansent, et aiment.
Il faut pour s'en rendre compte, les observer, les écouter, et les aimer. Les plus vivaces ont la chance de renaître chaque année, si on les entretient correctement. Pour nous les humains, c'est un peu plus compliqué.

Si vous avez le loisir de lire le dernier roman de Bernard Werber,
Le Papillon des Etoiles, vous prendrez conscience que nous naissons chenilles, nous rampons une grande partie de notre vie, et, un jour, nous nous réveillons papillons, et nous nous tournons vers le ciel, vers la lumière, ayant pris enfin conscience de notre destin, de la puissance de l'empathie, et de l'infinie beauté de l'univers. Cette phase ultime est la plus brève, mais la plus intense, et donne certainement un sens profond à notre existence, et à nos relations avec le vivant.


Je n'ai pas de temps pour passer voir tous mes amis dans la courant de la semaine, j'espère que je n'oublie personne, mais je tâche de répondre sur vos blogs aux commentaires que vous me postez.
je vous remercie de vos visites, de votre fidélité et de vos commentaires amicaux.

Bonne fin de semaine et bon week-end !

YVES

Samedi 14 octobre 2006
L'automne, avec son cortège de pluie et de vent, ses sursauts ensoleillés, et ses couleurs fauves, commence à dégarnir les jardins. Avant que ne chutent les feuilles des arbres, et que ne se dégarnissent les arbustes, j'ai saisi pour vous les derniers vestiges fleuris, qui persistent tant qu'ils peuvent, ultime sursaut vital des fleurs, qui vont s'endormir pour mieux passer l'hiver.
Profitons encore un peu de ces teintes extraordinaires, de cette lumière colorée et chaude qui émane des bosquets.


Coeur couronné de la fleur, orné lui-même d'autres fleurs, cette diffusion fractale se prolonge à l'infini..

 

Entrelacs d'azur, parmi les découpes délicates du bleuet.

 

Les parois vertigineuses d'un puits de pétales convergent vers l'arbre de Vie, sis au coeur intime de la fleur.

 

Trois petites châtaignes se sont endormies, blotties l'une contre l'autre, dans le douillet berceau de la bogue (moins douillet à l'extérieur).

 

Dans le cocon bleuté et soyeux de la fleur, un être étrange déplie ses ramures, fleur au sein de la fleur.

 

Une épine à la cime acérée se dresse dans le paysage désolé et tourmenté d'une branche sèche. Les lichens microscopiques escaladent lentement ses pentes arrondies.

je vous souhaite un bon week-end à toutes et à tous !
A bientôt

YVES

Vendredi 6 octobre 2006
Cocotin est né un soir d'automne, un peu avant que les poules ne s'endorment. Son petit corps arrondi a glissé avec volupté dans la paille fraîche. Sa génitrice a gloussé de satisfaction et a réchauffé son rejeton avec attention. Sous les effets conjugués de la chaleur animale et du contact avec le Monde, l'intérieur de Cocotin a subi de longues et étranges mutations destinées à faire éclore Poussinet. Hélas, le Dieu suprême qui contrôle la destinée des gallinacées a décidé d'arrêter là le développement de Cocotin, afin de satisfaire la gourmandise des Maîtres Humains, dont il reste un fidèle et dévoué vassal.
Une main géante a extrait délicatement Cocotin de son berceau originel, et l'a déposé dans un lit multiple où à sa grande stupéfaction il a fait la connaissance de centaines d'autres Cocotins !
La nuit est tombée comme un couvercle hérmétique, Cocotin et ses semblables se sont assoupis dans un long silence. Le petit monde des Cocotins est passé de Main Humaine en Main Humaine, et a terminé son voyage dans un monde glacial.
Bien protégés dans leur enveloppe rigide, les Cocotins ont commencé leur hibernation dans une torpeur léthargique, et ont perdu toute référence spatio-temporelle...

Je n'ai pas fait de photos de cette première étape, vous êtes tous allé au marché ou à la crémerie du quartier, donc vous savez ce qu'il en est.
Par contre, ce qui s'est passé ensuite pour le héros Cocotin, choisi parmi tous les autres Cocotins, a retenu toute mon attention. Cocotin lui-même va vous raconter ce qui lui est arrivé, et en simple observateur, je vais illustrer son histoire avec ces quelques photos...

C'est à toi, Cocotin :

".....................................................................

J'ai si froid ... Impossible de me réchauffer pour bénéficier de la chaleur cocotière dispensée par mes proches voisins. Bah, de toute façon, ma forme ovoïde ne s'y prête pas vraiment. Ce berceau n'est guère confortable ... Soudain, je me sens hissé par une force inconnue, je lévite, je vole, quelle chance ! Le problème est que je ne suis pas maître de mes déplacements. Mes sensations très limitées aiguillonnent mon imagination, je vais essayer de vous dire précisément ce que je ressens..."

".....................................................................

 

Une éternité plus tard, je sens un air tiède me caresser le corps. Des idées folles me traversent l'esprit, j'essaie tant bien que mal de m'expliquer ce qui m'arrive. Les bribes déchirées d'une mémoire collective qui remonte à des temps très anciens illuminent mes pensées.
Je suis en train de traverser le Grand Tout, qui recouvre et englobe toute chose en ce monde. Il m'emporte sur des vagues d'énergie dont la chaleur me rapelle ma naissance, et que je sens bouillonner et frémir sur mon passage."

 


"Je sens la présence toute proche d'un être indicible qui me tend des bras écumants et tortueux. Ses doigts avides me caressent et s'entortillent sur ma peau dure.
Je m'abandonne et me laisse entraîner dans l'Océan sans fond qui l'héberge."

 


"Une chaleur apaisante m'envahit peu à peu, je me sens flotter entre deux eaux. La créature informe qui m'a entraîné en ces lieux se transforme sans cesse, se divise dans d'impossibles mitoses.
Son omniprésence me trouble, des larmes d'émotion perlent et remontent vers la lointaine surface de cette mer étrange."

 


"L'Etre entre en fusion avec moi, par tous les pores de mon corps, il s'insinue, molécule par molécule. J'ai le sentiment d'avoir rencontré ici mon Autre, celui/celle qui va compléter ma destinée, me faire aboutir, donner enfin un sens à mon existence."

 


"Tout près de moi, l'Etre multiplie ses contorsions amoureuses. Il/elle concentre toutes ses extensions, se recompose au sein d'une entité unique, vive et fluide comme du mercure."

 


"De multiples transformations s'opèrent, imperceptibles mais inéluctables. Nos entités ne forment bientôt plus qu'une, nous fusionnons enfin dans un geyser d'énergie pure.
C'est une sensation inédite et puissante, je me sens transcendé, je sais que j'ai désormais atteint le stade ultime de mon existence. Mes attentes sont enfin comblées, mon destin s'est accompli dans une explosion de plaisir et de chaleur.
Je me sens à nouveau soulevé dans les airs, je vais rejoindre le Grand Tout, dans ce nouvel état qui me rend méritant et digne de l'attention que me porte la Main Humaine."


"Alors que je m'abandonne sans regret dans la quiétude que m'a procuré cette transformation, j'entends une voix puissante prononcer ces mots dont le sens m'échappe encore :

- Tu viens manger ton oeuf à la coque ?

...
Crrrrraccccc
..............................................................."

Ici s'achève la transcription du récit de Cocotin. Il me pose la question de la relativité des évènements. Ce qui paraît banal d'un point de vue, peut être extraordinaire d'un autre point de vue. Même si nous partageons en tant qu'humains un grand nombre de points communs, soyons conscients et tolérants vis à vis de nos différences de perception et d'intérprétation.

Pour les photographes, tout sujet, même le plus anodin en apparence est susceptible de renfermer des petites merveilles, il est indispensable de pousser notre curiosité et nos expériences au maximum de nos possibilités, il en ressortira toujours quelque chose d'intéressant, ne serait-ce que la démarche en elle-même !
Chaque vision distincte que nous avons d'une chose contribue à notre ouverture d'esprit. La réalité elle-même semble être fractale. Elle peut être appréhendée comme un TOUT, mais également se subdiviser à l'infini en d'autres réalités.
C'est ainsi que chaque instant de notre vie a toujours une infinité du futurs devant lui.
...
"- Non, pas de beurre sur les mouillettes ! "

Bon, me revoilà confronté à une réalité moins métaphysique, il est temps de faire éclore cet article !

J'espère que cette petite histoire vous aura plu, certaines de ces photos se ressemblent un peu, mais la série tente de respecter la chronologie des énènements survenus à Cocotin.

Je vous souhaite une bonne fin de semaine et un bon week-end.

Amitiés à toutes mes visiteuses et à tous mes visiteurs.

Je vous remercie pour votre fidélité et pour la gentillesse, la pertinence, l'humour, l'originalité et la sincérité de vos commentaires !

A bientôt

YVES

 
Blog : Humour sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus