Flexions, Réflexions, reflets changeants au cours des heures et au ryhtme des saisons, la lumière ondule sous nos yeux, comme les physiciens l'ont si bien démontrés. Des corpuscules insaisissables, aux dimensions infinitésimales, les photons, nagent sans répit sur les vagues ondoyantes des rayons lumineux, heurtent sans dommage nos cellules rétiniennes, et y déposent des fragments de réalité.
Notre consicence les combinent pour nous faire ce cinéma continu qui dessine la trame de nos vies éphémères. Chacun de nous peut traduire, à sa manière, ces étincelles aux orbites aussi errratiques que peut l'être notre réel.
Impressionnistes ou cubistes, photographes, ou simplement poètes ou musiciens, les humains transcendés par ces rayons solaires qui contribuent à leur survie, vibrent au rythme de cette symhonie solaire, qui s'étent au plus profond du Cosmos.
| La lumière joue sans cesse avec le réel et inonde nos visions de ces effluves colorés, chatoyants et irisés qui sont les reflets cachés de mondes adjacents, hologrammes vivaces qui se mêlent aux artefacts si banals de notre quotidien. |
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| La lumière rend transparente toutes les matières, en superposant ces voiles irisés qu'elle traverse au cours de ses longs périples. Elle donne vie à la matière, en tissant des textures à travers les ombres. |
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| Que serait pour nous un monde sans lumière ? Tout notre environnement serait froid et sans vie, aucune couleur ne viendrait caresser nos quotidiens maussades. Même la pierre s'en repaît, la transforme et nous en renvoie une parcelle embellie, chaude et veinée de textures complexes. |
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| La lumière défie l'Espace. Elle confine nos perceptions dans un cadre précis qui fixe nos limites au sein de cette gigantesque machinerie qu'est l'Univers, du moins celui que l'on dit "connu". Si nous étions capables de la suivre, voire de l'enfourcher comme une monture cosmique, elle nous emmenerait certainement au sein de dimensions nouvelles et indicibles. |
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| La Lumière traverse parfois des obstacles, mais rien ne l'arrête vraiment. Ces trajets contrariés dessinent avec une grande finesse les portes qu'elle traverse. |
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| La Lumière donne à chaque objet une ombre qui le suit. Ce "Non Reflet" n'est aucunement une absence, mais la preuve tangible de l'existence de l'objet éclairé. Une ombre n'est jamais noire, contrairement aux apparences, sa couleur est une remarquable combinaison qui dépend des propriétés d ela lumière elle-même, de l'objet et du support de l'ombre. Vous pourrez remarquer la couleur des ombres sur des tableaux de peintres impresionnistes; certains ont volontairement amplifié ces teintes, leur vision étonnante n'a jamais été aussi proche de la réalité physique de la Lumière. |
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| La Lumière prête à l'Ombre, le temps d'un fugitif rayon, la texture de cet écran qui en affiche le détail et qui lui donne une autre Vie, un autre Sens. Il en est ainsi de nos relations avec Autrui, nous finissons par devenir transparent à ses yeux, et l'union des consciences forme une troisième Entité, qui n'est ni l'Un ni l'Autre, mais la fusion de leurs consciences respectives, Egregor issu d'une prodigieuse Alchimie. |
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| La Lumière défie le Temps, lorsque nos yeux perçoivent l'image qu'elle véhicule, la réalité dont elle est issue s'est déjà évaporée, dissoute dans l'abîme du Temps, ce qui ne signifie aucunement un retour au Néant. La Lumière crée le Réel, au fur et à mesure de son avancée sur chaque atome de notre Monde, elle contient en elle-même la mémoire de l'Univers en marche. Chaque pause sur notre rétine libère un fragment du message, nous éblouit, nous rassure, nous émerveille et nous fait cligner les yeux de bonheur. |
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J'espère que mes petits discours pseudo philosopho-métaphysiques ne vous ont pas trop ennuyé ! Je rappelle que la Lumière est à la Photo ce que le Pinceau est à la peinture et je lui devais cet humble hommage.
J'espère également que vous avez bien profité de ce week-end !
Je vous remercie sincèrement de vos visites
et de vos commentaires
A bientôt, et bonne semaine
à toutes et à tous
YVES
Je vous présente cette semaine une petite série extraite de mes archives estivales, made in Dordogne !
je vous propose de découvrir quelques unes des étranges circonvolutions qu'effectuent les vrilles de la courgette dite "coureuse" (information pêchée sur le blog FaceAuVent, bien documenté sur le sujet. La sexualité de la courgette a au moins un point commun avec la nôtre (humbles humains que nous sommes) :
Des fleurs mâles, et des fleurs femelles, malheureusement jamais en contact proche, d'où le rôle intensif et indispensable joué par nos amies butineuses, évoqué dans l'article précédent..
La courgette, comme la majorité de ses congénères cucurbitacéennes, est cultivée par l'humain, à des fins culinaires, et doit donc croître dans les limites édictées par ce mammifère "supérieur".
Ce dernier a donc érigé quelques grillages aux mailles lâches, qui permettent aux vrilles extraordinaires de la courgette de courir et de s'enrouler, de danser et virevolter de tous les côtés.
La courgette, elle, doit se demander de son côté, "A quoi servent les grilles ?"
| La courgette coureuse, douée d'une insatiable curiosité, ainsi que d'une libido propre aux êtres bisexués, doit utiliser ses vrilles pour communiquer avec un langage des signes que la science n'a pas encore décodé. Le message qui suit doit être destiné à une fleur de sexe opposé, je vous laisse le soin d'en imaginer la teneur ! |
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| Qui oserait affirmer que les plantes ne sont pas intelligentes ? Est-ce l'homme qui a inventé le grillage en observant les vrilles de la courgette, ou bien est-ce la courgette qui s'inspire du grillage ? Dans les deux cas, il y a de quoi se poser des questions ! |
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| Il arrive parfois qu'une vrille rebelle s'échappe du carcan métallique, et parte à l'assaut d'un monde immense et inconnu qui l'attend au fond de la nuit. |
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| Cette vrille ne manque pas de ressort, encore une preuve d'intelligence, ce moyen de propulsion devrait inspirer les prochaines générations de véhicules humains. |
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| Lorsque deux vrilles se rencontrent, elles s'enroulent, forment des noeuds inextricables qu' il devient très difficile de défaire. C'est également souvent le cas chez les couples d'humains ... Encore une fois, deux choix possibles : Rester ou trancher. |
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| Tout comme l'humain, la vrille est souvent égocentrique. Elle finit toujours par se replier sur elle-même, à la recherche effrénée de son nombril (du point de vue de la courgette, il doit en exister un équivalent). Il est curieux d'observer que la Vie est sans cesse à la recherche de ses origines, c'est peut-être la seule forme de lutte contre la Mort et le Néant. L'instinct de reproduction et l'Amour d'Autrui n'en sont qu'une expression particulière. |
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| Un message d'adieu , dessiné par ce tourbillon vert poli, signe la fin de cette visite insolite ... J'espère que votre regard a suivi jusqu'au bout ces spirales hypnotiques. |
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Bon week-end et bonne semaine
à toutes et à tous !
Merci de vos visites et de vos commentaires
si nombreux et chaleureux
YVES
J'imagine parfois que les fleurs soient douées de mouvement, et se déterrent pour courir la grande l'aventure dans le jardin du voisin. Au vu des problèmes posés par la dissémination des OGM, il vaut mieux qu'il n'en soit pas ainsi.
Malgré nos gènes communs, nous autres humains sommes en fait aussi différents que le sont Fleurs et Insectes. En effet, les relations intimes entre un bourdon et une rose, une abeille et un lys, illustrent un métissage avancé qui laisse présager d'hypothétiques relations entre terrestres extra et extra terrestres, un jour prochain.
Au coeur de ce mélange des genres, les roses s'aiment par butineuse ou butineur interposé, chacun y trouve son bonheur, et, heureusement, quantité d'être humains brisent leurs barrières culturelles, religieuses et sociales pour s'épanouir à leur manière. Ces considérations provoquent en moi un grand élan de tolérance. Même si notre vie se compose en grande partie d'obligations et de compromis, qu'au moins notre vie intime nous appartienne en propre, et que chacun lui donne le sens qui lui convienne.
Ouvrons grand nos yeux sur les beautés de ce monde, respirons le nectar et les parfums de la vie, sourions et aimons sans répit, et laissons nos coeurs battre au rythme d'autrui et de son plaisir.
| L'abeille s'est enfouie dans une forêt de pistils, tendres tentacules amoureux qui électrisent son pelage. |
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Boule de poils bourdonnante, elle s'enivre et butine avidement les corolles offertes.
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Suspendu par le lien délicat de cette attirance effrénée, le bourdon entame un long baiser passionné.
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La robe de satin bariolée du papillon recouvre les minuscules tutus de ces invisibles danseuses.
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Dans un mode plus classique, les punaises sont d'infatigables amoureuses, leurs petites colonies cachées sous les feuilles du bouleau s'agitent en de frénétiques bachannales.
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Indifférentes à tout ce tapage, d'autres méditent, philosophes avertis, et me confient ces secrets indicibles que je vous livre à mon tour.
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Merci de vos visites de de vos commentaires
Bon dimanche et bonne semaine
Et que le soleil vous accompagne
YVES
Cette semaine, retour aux fleurs, avec la rencontre d'un géranium, dans une de ses nombreuses variétés. Ses fleurs, dans différents états de croissance, m'ont livré quelques images que je vous transmets à mon tour.
Nous vivons dans un monde qui nous propose à chaque instant des merveilles qu'il nous appartient de recevoir, en toute humilité, et d'admirer en silence. Aux origines de l'insiration artistique et de notre sensiblité ésthétique, il y a au moins le coucher de soleil, et les fleurs.
| Encore tout jeune, mais sous l'emprise d'une vitalité extraordinaire, ce petit boutonneux de géranium s'ouvre au monde, qui lui présente une immensité de verdure et de lumière. Son nez rose, protubérance effrontée, perce l'espace environnant, dans une quête de croissance et d'épanouissement. |
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| Devenu adulte, sa robe rose s'ouvre sans pudibonderie aucune sur son coeur nacré, poudré et parfumé. |
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| Ce coeur vit et palpite d'une vie intérieure, au rythme lent de la sève qui anime ses veines translucides. Les étamines entament une valse protectrice autour du pistil bicolore qui attend, patient mais résigné, l'Etre Fécondateur et Fécondant. |
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| La butineuse enivrée de nectar se couvrira de pollen, et lorsqu'elle s'envolera vers d'autres antres de délices interdits, emportera la promesse d'une reproduction sans faille. |
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| Noyée dans une brume pourpre, la fleur a reçu de nombreuses visites : Abeilles, papillons, syrphes et bourdons l'ont honoré de leurs caresses et l'ont abandonné dans un émoi indicible. |
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| C'est ainsi que la trouvai, en cette journée ensoleillée, épanouie de bonheur parmi ses compagnes encore endormies. |
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Bonne semaine à toutes et à tous
Merci de vos visites et de vos commentaires
YVES