Macrocosmic macrophotographies

La nature de plus près
Au plus près de la nature

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Vendredi 29 septembre 2006
Depuis quelques années, l'été se termine en douceur. Comme pour contrer l'arrivée inexorable du froid, la nature recule un peu plus le moment de s'engourdir dans les torpeurs hivernales.
Saison paradoxale que cet automne où se côtoient fleurs en boutons et graines cernées de flétrissures.
Les feuilles prennent ces couleurs orangées caractéristiques, et resplendissent dans la lumière du couchant.
La Vie et la Mort s'affrontent dans cet ultime combat manichéen, dont l'issue chaque année réinitialise le cycle naturel. Nos corps suivent ce mouvement invisible, le même qui ralentit la course de l'astre du jour, rafraîchit nos matins gris, et nous enferme dans la chaleur rassurante de nos habitations pour une hibernation mesurée.
Le jardin ressemble pour une fois à la réalité humaine, où les générations doivent, l'une près de l'autre, apprendre à se comprendre, unis dans une même destinée.
Dans une unique et transcendante vision, la nature nous explique cette chaîne repliée sur elle-même, dont les maillons se comptent sans fin et égrènent chaque pulsation de l'Univers.
Vie et Mort sont étroitement liées, imbriquées comme les brins de l'ADN, l'une est l'aboutissement de l'autre, comme nous pouvons envisager la différence entre un objet, et son reflet dans un miroir.
Mon Ami
Magnétique vous parlera de ces sujets métaphysiques mieux que moi, ne manquez pas de passer lire ses articles fascinants sur la nature de notre Etre, et de nos relations avec le Grand Tout !

Les photos qui suivent ont été prises cette semaine, et traduisent à leur manière mes sentiments sur cette saison qui commence.


Bon week-end à toutes et à tous,
profitez bien des beaux jours qui nous restent !

YVES

Dimanche 24 septembre 2006
Dernier volet consacré à mes photos de cet été, la Bretagne, quelques jours dans la région de Quiberon (Morbihan). Une petite conjonction macrocosmique entre la Mer et la Plume m'a donné la matière de cet article.

Je remercie mes amies et amis blogueurs :


dont les photos sur la mer et la Bretagne ont étendu ma perception sur le sujet.
Bon voyage, je vous retrouve à la fin de l'article !

L'océan déplie et replie son manteau bleuté et scintillant au rythme des marées, sa peau translucide transpirante d'écume palpite sous les battements insensés et incessants du coeur de l'astre d'argent, phare cosmique dressé au dessus des tempêtes.

 

Aux confins des ténèbres impénétrables, sur la frontière ténue opù les éléments se joignent et fusionnent en de confuses énergies, une étoile est née, et diffuse des milliers de filaments qui cherchent la lumière. La Vie appelle la Vie, comme le crépuscule attire les ombres pour une étreinte nocturne.

 

La plume, lisse et fuselée, a longtemps voleté au gré des vents marins. L'oiseau qui l'a perdu est désormais plus léger, lorsqu'il se posera, sur la terre incertaine d'une contrée lointaine, une pensée fugitive lui rappelera son absence. la Plume, lisse et fuselée, gît, frêle et légère, sur le granit froid que l'onde a caressé dans un long soupir avant de refluer dans l'ombre d'un regret.

 

La Plume a d'autres compagnes, égrenées aux gré des caprices des vols et des vents tourmentés. Elles se déploient comme des fleurs marines, et, coquettes, étalent malicieusement leurs ramures comme des éventails. Le fin duvet qui précède leur attache délicate oscille au moindre souffle, aussi ténu qu'un nuage.

 

Transie et grelottante, la Plume a subi l'assaut d'une vague glacée. Une multitude de petits bras froissés qui se tordent et gémissent en silence, se plaque contre la pierre rugueuse qui les égratigne.

 

Dans l'attente de l'onde inexorable qui les emportera dans un dernier voyage, les Plumes, déracinées et privées à jamais d'un envol salvateur, contemplent le monde aride que lèche l'océan, monstre liquide à l'haleine salée, à qui elles ont désormais confié leur destin.


Je vous remercie de votre fidélité et de vos commentaires et vous souhaite une bonne fin de week-end !
Amitiés à toutes et à tous

YVES

Mardi 19 septembre 2006
Par une belle après-midi d'été, le Château de PUYGUILHEM, dans le Périgord Vert (Dordogne) m'a permis de vivre un superbe et mystérieux voyage.

 

Entraîné par la magie de ce site, j'ai fini par découvrir une meurtrière, assez basse sur un mur, sculptée comme petit escalier horizontal ... je me suis accroupi, intrigué, et j'ai tenté de pousser ma vision au delà de ses profondeurs obscures. Le noir perçant dissimulé au fond de ce minuscule précipice s'est incrusté dans ma pupille comme une pointe d'obsidienne. Je me suis senti disparaître, où plutôt me transformer, m'alléger, m'évaporer comme de la rosée au soleil levant. Ce qui est devenu mon moi s'est alors infiltré dans l'infime pertuis creusé dans la pierre. Tout est devenu noir et je me suis abandonné pendant un temps indéfini dans un impossible trajet.

 

Mon regard s'ouvre sur une obscurité profonde, le souffle ténu d'une brise fraîche mais sèche effleure ma joue et le silence ambiant qui règne sous les pierres massives de la tour fait battre mon coeur un peu plus fort que d'accoutumée. je tends les bras en avant comme un aveugle, tente par des gestes autant maladroits que futiles d'apprécier les dimensions de la pièce et de sentir les parois que je devine d'une froide rugosité. je tourne la tête, et deux rectangles de lumière m'éblouissent un court instant. Il ne s'agit pas des yeux luminescents de quelque monstre indicible tapi dans les ténèbres, à l'affût d'une improbable proie. Sur cette pensée rassurante, je m'approche à petits pas et découvre deux ouvertures qui m'offrent deux mondes adjacents. Le premier monde est végétal, et s'étend au delà de l'horizon, en de grandes franges vertes parsemées de fleurs et de ramures.

 

Le second est minéral, mais d'essence humaine, réduit à une grande cour intérieure encerclée de bâtiments qui s'élevent comme des arbres de pierre.

 

Hésitant, je choisis l'espace clos et rassurant des murs anciens. Ma pensée traverse l'ouverture lumineuse et je me retrouve sur le sol de la cour. Au dessus de ma tête, une petite voix chuchote, réverbérée comme dans une crypte. L'habile artisan qui sculpta ce visage lui transmit une forme de vie. J'écoute, fasciné, des messages émis des siècles auparavant, vibrations enregistrées dans la pierre, et qui sur mon passage, revivent comme renaîtrait la flamme d'une bougie.

 

La trille flûtée d'un oiseau inconnu m'appelle aux frontières de ce monde confiné, dont les habitants sont figés dans une éternelle minéralité. Trônant comme un sphinx antique, la reine de ces lieux m'interpelle de sa voix mélodieuse. Ses mots ne sont pas humains, mais je comprends néanmoins son langage. Il m'évoque images et diverses sensations, elle me salue, et devine ma curiosité de découvrir le monde vert qui recouvre le reste de l'univers.

 

D'un geste invisible et puissant, elle me transporte à l'orée d'un chemin forestier, qui sinue en un lacet sans fin comme un fil d'Ariane. Je contemple un moment ce tunnel arborescent, dont l'éclairage diffus fait palpiter des ombres étranges à mes pieds.

 

La forêt, outre les animaux qu'elle héberge, constitue le domaine d'autres êtres de pierre, transfuges volontaires du monde cloîtré que je viens de visiter. Ils portent sur leur corps les stigmates des ères qui se sont écoulées sur le fleuve du temps, mais continuent à vivre dans un éternel présent un passé décomposé.

 

Je continue mon chemin, sur le fil ténu qui me conduis enfin aux rivages du monde. J'embrasse d'un dernier regard l'étendue du jardin merveilleux qui ceint le château.

 

Non, ce n'étais pas un rêve, juste une visite, guidée par l'imaginaire qui émane de ces lieux magiques.


J'espère que cette petite visite guidée vous a plu, toujours pas de macros cette semaine, je suis dans ma période "paysages" et je redécouvre desphotos de vacances à l'occasion d'un tri provoqué par le concours de photos macro organisé par mon ami Mkdeo !


Merci de vos visites et de vos commentaires, à bientôt et bonne fin de semaine !

YVES

Vendredi 15 septembre 2006
Après le Pic du Midi de Bigorre, que vous avez été nombreux à admirer, je vous présente quelques scènes saisies au Col du Tourmalet, situé également dans les Pyrénées, et bien connu des fans du Tour de France.
Je n'ai pas mis l'accent sur les paysages, mais plutôt sur de drôles de rencontres dont j'ai voulu garder un petit souvenir.
Cette semaine donc, toujours pas de macros, j'espère que vous ne serez pas trop déçus !


Au Col du Tourmalet, on croise souvent des lamas, comme sur la Cordillère des Andes.

 


Leurs longues pattes sont bien adaptées aux reliefs plutôt pentus des Pyrénées.

 


Au Col du Tourmalet, on croise également des voitures... , et des moutons.
Vu les cornes recourbées le long de sa tête, je dirai que c'est un bélier.

 


"Rien à brouter par ici. De l'herbe et à boire, nom d'une brebis !"

 


"Pour retrouver la bergerie et les copains, je vais suivre mon ombre!"
C'est une astuce d'ovin...

 


Au col du Tourmalet, on croise également de drôles de cyclistes.
"Eh, vous n'avez pas vu mon vélo par hasard ?"

 


Au col du Tourmalet, on croise de drôles de vélos !
Une petite remise en état s'impose avant le départ.

 


"Allez hop, en selle ! C'est parti pour une bonne grimpette !"
"Les filles sont folles de mes mollets d'acier !"

 


"Nom d'un guidon, j'ai les jambes lourdes, ce doit être l'alliage !"

Sur le blog de MacroCosmic, on voit parfois de curieuses photos ... En tout cas, si vous passez au Col du Tourmalet, ça vaut le détour !

je vous souhaite un très bon week-end, pas trop arrosé j'espère, même si nos jardins ont bien soif en cette fin de saison !

YVES

Mardi 12 septembre 2006
Le Pic du Midi de Bigorre s'élève dans la chaîne des Pyrénées à 2 877 m d'altitude. Depuis le 18e siècle, il constitue un lieu d'observation privilégié pour l'astronomie et la climatologie. sa grande antenne de télévision de 102 m surplombe des centres de recherche scientifiques et militaires, creusés au coeur de la montagne. Les conditions atmosphériques peuvent atteindre des niveaux extrêmes, de l'ordre de -35 degrés de température, ainsi que des vents de plus de 200 Km/h. La réalisation de ce site a constitué une aventure humaine et technique de grande ampleur.
Menacé de fermeture définitive sous le règne de Juppé-Balladur, son ouverture au tourisme a permis de le préserver et de maintenir une activité scientifique reconnue mondialement.
L'accès se fait par téléphérique à partir de la station de La Mongie, horreur architecturale qu'on pourrait sans problème comparer à un furoncle purulent sur le visage de Miss France.
J'ai eu le plaisir de visiter ce site du Pic du Midi, qui propose également un musée sur l'astronomie et la météorologie des plus intéressants, ainsi qu'une rétrospective de sa construction.
Voici donc quelques photos issues de cette visite, le temps était magnifique, ce qui m'a permis d'obtenir des vues très dégagées sur la chaîne des Pyrénées. par contre, la dose d'ultra-violets est bien plus forte qu'à la station, lunettes teintées et crème solaire étaient donc incontournables !
Sur la première photo, vous apercevrez un parapente, que mon zoom à pu capturer lors sa descente vers le site.

Dans cet article, je laisse enfin un peu de place à la part Cosmique de mon blog, pour élever notre champ de vision au dessus des nuages. Cette visite au Pic du Midi m'a particulièrement impressionné, et j'ai éprouvé le désir de vous en faire partager quelques aspects.

A bientôt, et bonne fin de semaine à toutes et à tous !

YVES

 
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